Bienvenue à toutes et à tous

C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

English version of some posts here in Japanese Tea Sommelier blog

vendredi 8 juin 2012

Sencha de Miyazaki 2 : plénitude, Oku-yutaka

Deuxième thé en provenance de Miyazaki dans ma sélection 2012.
Celui-ci est d'un autre acabit que le précédent. D'abord, il s'agit d'un futsumushi sencha (asamushi sencha). Belles feuilles vert foncé, bien lisses, relativement uniformes. Elles ne sont pas de taille très importante.

 Parfum à la fois vert et sucré, qui sent bon le printemps.
Pour préparer ce thé, pas d'originalité, mon habituel 5 g / 70 ml, 1 minute avec de l'eau à environ 70°C.
De la belle liqueur jaune-vert qui vient remplir la tasse, s'élève un riche et doux parfum presque chocolaté.

Il ne faut pas se fier à la limpidité de la liqueur, car elle est riche en saveur, douce et pleine. (on ne le dira jamais assez, l'idée que les futsumushi on peut de goût, alors que les fukamushi sont très fort est complétement fausse, c'est seulement une question de paramètres d'infusion)
Le rafraîchissant arrière goût végétal des sencha répond à l'appel après avoir vidé, trop rapidement comme toujours, la tasse.

Environ 10 secondes avec de l'eau plus chaude pour la seconde infusion.
La liqueur fonce un peu, se trouble légèrement.
Toujours dans la douceur, la liqueur se fait très aérienne, légère. En fait, je pense que l'on pourrait laisser infuser 10 secondes de plus pour avoir quelque chose de plus fort, mais l'on perdrait beaucoup pour une troisième infusion. C'est un choix à faire.

Justement, on monte encore la température, et c'est reparti pour une minute.

La liqueur se refait plus transparente, mais en même temps reprend du poil de la bête.
Il apparaît une subtil astringence, juste ce qu'il faut. Et en arrière plan, goût et parfum viennent se teinter de légères saveurs de fruits jaunes, surprenant, bonne surprise bien sûr, pour une troisième infusion.
Encore un petit trésor, très raisonnable, qui nous vient de Kawaminami, département de Miyazaki. Pour finir, le cultivar est Oku-yutaka, que j'avais déjà présenté en 2010 sous la forme d'un fukamushi sencha de Kirishima (Kagoshima). Voilà un cultivar qui se montre polyvalent et apte à réjouir les amateurs de thé vert.

dimanche 3 juin 2012

Sencha de Miyazaki 1 : Aftertaste - Minami Sayaka


Lorsque j'ai eu pour la première fois ce sencha de Miyazaki (ile de Kyûshû) sous les yeux, ma première pensée ne fut pas très positive, "ça ce n'est pas pour Thés du Japon". Sans être hideuses, les feuilles ne sont pas franchement très belles. Si leur couleur est bien uniforme, elles manquent de lustre, et sont relativement grossièrement roulées. Il faut dire que ce thé est plutôt bon marché. Bien sûr je vais tester, et puis le cultivar est l'excellent Minami Sayaka ! En plus, elles sentent très bon ces feuilles !

Méthode d'examen, à l'eau bouillante donc.
Bien que ce soit un fukamushi, la liqueur garde de la limpidité, un jaune qui manque peut être un peu de luminosité, mais est loin tourner pas dans le brun ni le rouge. Surprenant.
Le parfum est très très agréable, on se croirait presque dans une confiserie.
Le goût, bien qu'un peu astringent, tannique, est aussi fruité.
Et puis arrive l'aftertaste, une étonnante saveur veloutée, une sensation crémeuse aromatisée à la pêche ou l'abricot. Et puis c'est long en bouche.
Derrière sont aspect rustique, ce Minama Sayaka est en fait une petite merveille.

J'avoue ne pas être certain d'avoir une super méthode d'infusion, je crois qu'il ne faut pas trop se prendre la tête avec ce thé car il se révèle véritablement après l'avoir bu.

Dès la première infusion, 80°C, 4 ou 5g de feuilles, une quarantaine de secondes.

Parfum lacté et fruité, le goût est plus rustique avec une petite astringence mais aussi de la douceur... et puis après quelque secondes s'installe dans la bouche et la gorge ce formidable aftertaste qui m'évoque un yaourt à la pêche ou à l'abricot. 
Aussi, la liqueur est finalement jolie, relativement limpide, un beau vert, loin de l'impression de grossièreté que donnent les feuilles sèches.

A la deuxième infusion, le parfum se fait plus tourbé, et la saveur tourne un peu plus astringence mais en gardant un peu de douceur. Et puis arrive encore cet arrière goût formidable.

Il est tout à fait possible de continuer sur une troisième infusion, pour recharger encore bouche et gorge en velouté crémeux et fruité.

Bref, c'est vraiment cet arrière goût si délicieux qui m'a fait prendre ce thé, qui rien que pour cela mérite, je pense, le détour, d'autant plus qu'il s'agit du sencha le moins cher de ma sélection jusqu'à présent. Le département de Miyazaki est le quatrième producteur de thé du Japon, pourtant il est complétement inconnu. Pourtant on y trouve du thé de très grande qualité, un travail important sur les cultivars, le top du top en tant que kama-iri cha. J'espère que "Miyazaki cha" va réussir à s'imposer comme marque, et gage de qualité, au même titre que Shizuoka, Kagoshima, Yame, ou autre.