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C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

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Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

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vendredi 15 mars 2013

Banko-yaki vs Tokoname-yaki II

Cette fois-ci deux autres théière, une de Tachi Masaki 舘正規 pour Banko, et une du fameux Yûsen 友仙 pour Tokoname (que vous pouvez admirer ici).
Le thé choisi, un cran au dessus, est l'excellent sencha à l'étuvage traditionnel de Tawaramine (Hon.yama) cultivar Kanaya-Midori.

Outre leur aspect visuel, une grosse différence entre ces deux kyûsu est l'épaisseur. Celle de Masaki, comme la plupart des Banko-yaki est robuste, avec d'épaisses parois, alors que l'objet de Yûsen est d'une finesse presque effrayante, moins d'un millimètre je pense, à vide, en main, c'est à peine si l'on a l'impression de ne rien porter tellement cette théière est légère.

Voici quelques photos supplémentaires:



Je procède exactement de la même manière que pour le test précédent pour infuser:
5g, 80°C environ, mon yuzamashi rempli jusqu'au commencement du bec (80ml).

L'une des principale qualité du cultivar Kanaya-midori est son parfum crémier. Qu'en est-il avec chacune de ces deux splendides théières ?
J'ai eu l'impression que le minutieuse œuvre de Yûsen faisait ressortir le parfum de manière plus légère, les arômes beurrés sont évidents, avec du floral et du végétal aussi. Alors que celle de Masaki en faisait quelque chose de plus frontal et plein, avec des arômes plus "bonbons", vanillé, très gourmands.
En bouche, la liqueur sortie de la théière verte (je ne l'ai pas précisé, mais tout le monde à compris laquelle était laquelle ? le verte est évidemment celle de Yûsen, en Tokoname-yaki) est fine et subtile, et le "beurré" caractéristique du cultivar est plus net. 
La théière Banko-yaki donne en bouche quelque chose de très ample et très doux.

Mais les deux cas il reste en bouche un arrière goût délicieux et doux, sorte de signature de cet excellent Kanaya-midori de M. Mochizuki.

C'est sans surprise qu'à la 2ème infusion, la liqueur apparaît très douce mais aussi plus légère avec la théière Banko-yaki de Masaki. Petite pointe d'astringence, mais plus de puissance aussi avec le Tokoname-yaki de Yûsen.

Il me semble pouvoir arriver à une conclusion très proche de celle du premier test, c'est à dire que Banko-yaki arrondi et unifie les saveurs, leur donne un corps plus volumineux. Tokoname-yaki fai ici encore ressortir plus de saveurs avec précision, comme une loupe, flatteuse quand le thé est de bonne qualité. Là encore, impossible de dire que l'une est mieux que l'autre, elles donnent deux visions excellentes mais différentes d'un même thé.
Les différences entre les deux théières me sont apparues plus nettement qu'avec le test précédent, je pense que cela vient surtout de la personnalité forte du thé utilisé.

Bientôt pour le troisième et dernier test !