Bienvenue à toutes et à tous

C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

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lundi 21 octobre 2013

Kuki-cha et Hôji-cha



C'est la première fois que je propose un kuki-cha sur TdJ. Pour ceux à qui ce terme n'évoque rien, il s'agit d'un thé composé de tiges obtenues après trie d'un sencha, gyokuro, ou bancha lors de la finition du produit.
 Celui-ci provient d'un fukamushi sencha de Makinohara (Shizuoka), cultivé par M. Ôta. C'est un kuki-cha de très bon niveau avec de belles tiges épaisses.
Ce thé possède un très agréable parfum sucré, canne à sucre, avec quelque chose de presque caramélisé.
 Pour dire vrai, j'ai peu d'expérience avec les kuki-cha qui ne m'ont jamais beaucoup intéressé (j'expliquerai plus bas pourquoi je propose aujourd'hui ce thé, bien que certains le savent déjà, ou alors l'ont déjà deviné) si bien que je suis hésitant quant à la manière de le préparer.


 L'infuser comme un bon sencha, à 70°C pendant une minute donnera un liqueur très douce, avec un agréable arrière goût en longueur, et un parfum tendre, sucré et rond.
On peut aussi choisir de laisser un peu moins longtemps, 30 à 45 secondes dans de l'eau plus chaude, 90°C. Alors, la liqueur obtenue aura plus d'attaque en bouche, moins de finesse, un peu d'astringence, mais l'arrière goût sucré sera bien plus présent, et le parfum beaucoup plus fort.
 Néanmoins, quelque soit la méthode employée, on a une liqueur rafraîchissante, sans lourdeur, très facile à boire.
 Ces tiges ont suffisamment de force pour une deuxième infusion, parfumée et légère.

Mais avec de bonnes tiges comme cela, existe-t-il de plus grand bonheur que de fabriquer son propre hôji-cha ?
On peut le faire dans une poêle bien propre, mais idéalement un hôroku 焙烙 ou hôji-ki est parfait pour cela.
4g de kukicha
 La vidéo (vous m'excuserez pour sa manque de qualité esthétique) montre la manière la plus, ou la plus sûre en tous cas: torréfier petit a petit le thé en ne cessant de faire tourner l'ustensile au dessus du feu. On sort le thé lorsque les tiges ont atteint la couleur recherchée.

Impossible de trouver la vidéo sur You Tube via blogger, donc clicker ici pour la voir.

Mais il est plus rapide et efficace de commencer par préchauffer le hôroku, puis d'y mettre le thé. Laisser quelques secondes sans bouger jusqu'à ce qu'un parfum de thé grillé commence a apparaître. Puis faire tourner l'objet au dessus du feu doux. Les tiges vont gonfler et changer de couleur beaucoup plus rapidement. Le timing pour retirer du feu est juste avant que les tiges obtiennent la bonne couleur puis de continuer a torréfier un peu avec la chaleur résiduelle.
4g de kukicha avant et après torréfaction
 On obtient ainsi un hoji-cha de grande qualité au superbe parfum ! Les tiges sont très tendres et délicieuses même consommées comme telles.

Le degré de torréfaction est à adapter à vos goûts (c'est la le charme de le fabriquer soi-même) mais avec un thé de qualité il est préférable d'opter pour une torréfaction légère, tiges encore jaune doré, presque vertes encore. C'est en effet une torréfaction légère qui permet d'obtenir les parfums propres a la torréfaction tout en conservant certains arômes du thé encore frais.

 Après, avec un hôroku, on a envie de tester toutes sortes de sencha et kuki-cha, les possibilités sont presque infinies même si l'opération est plus difficile avec des feuilles.