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C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

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mercredi 8 juin 2016

Sencha 2016 de Ôma, Yabukita et Yamakai

J'ai déjà évoqué Ôma et le sencha de M. Nakamura, que je n'ai cesse de recommander à qui veut l'entendre. Le petit village de Ôma se trouve à une altitude de plus de 700m, dans le secteur de Ôkawa. Il s'agit de la parti la plus reculée des thés dits de "Hon.yama" longeant le cour de la rivière Warashina (Honyama désigne les thés au nord de la ville de Shizuoka, dans les montagnes autours des rivières Abe et Warashina).


Mais cette année, j'ai la grande satisfaction d'avoir pu obtenir, en exclu, son Yamakai, cultivar que j'aime particulièrement. Ôma et Yamakai, voilà une combinaison vraiment charmante.

Les feuilles de M. Nakamura sont toujours roulées de manière assez épaisse, mais cela est encore plus manifeste cette année. Voici deux superbes thés de montagne, reflet du terroir de Ôma, et du style du producteur.
Yamakai à gauche, et Yabukita à droite.

J'ai envie de dire que le Yabukita est sans surprise, il répond parfaitement a mes attentes, parfumé, sucré, brute, robuste, mais aussi subtile, soyeux en bouche et dans la gorge. Ce n'est pas un thé qui met en avant l'umami, pourtant même infusé très chaud, il n'est pas tannique, pas astringent.

J'étais particulièrement excité par la perspective de pouvoir toucher le Yamakai de Nakamura-san. Ce sencha ne m'a pas déçu et a su m'étonner.
La senteur des feuilles ne laisse aucun doute quant au cultivar, il s'agit bien de Yamakai, avec son parfum si caractéristique, riche, fruité, minéral, huileux (?), difficile à décrire, certains évoquent de la mayonnaise, d'autres du melon, etc.

Pour ce thé aussi, de l'eau à 80-85°C sera préférable. On retrouve alors ces arômes si particuliers, mais avec une certaine retenue, il y a aussi une touche un peu crémeuse, un petit quelque chose d'humus. En bouche, la première attaque est très légère, limpide. Puis, les arômes de Yamakai se développent, suivi d'une douceur très agréable, et d'une pointe d'umami. Aucune astringence. C'est surprenant, mais ce Yamakai semble plus fin, plus subtile que le Yabukita. L'un et l'autre ont des caractéristiques claires de thé de montagne, s'exprimant beaucoup au nez et dans l'after-taste, ayant beaucoup de présence tout en étant léger, mais leur caractère est différent, si Yabukita est un peu rustre et brute, Yamakai est plus raffiné, coquet. Mais ce dernier ne cache pas son origine montagnarde, les infusions suivantes sont elles plus robustes, moins aromatiques mais plus pleines.


Bref, voilà deux frères que je recommande plus que jamais. Dans l'idéal, il sera préférable de ne pas les séparer, déguster les deux en alternance.